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Expression des élus
ENSEMBLE, CHANGEONS SAINT-MICHEL
La critique est normale, mais elle doit se faire dans le respect de l'intégrité des personnes et des idées. Voilà un principe démocratique dont l'opposition municipale ne s'est jamais embarrassée. Ainsi, les élus de l'opposition ne manquaient jamais l'occasion d'amalgamer la politique que nous mettons en oeuvre à Saint-Michel à celle du précédent gouvernement. Nous pourrions aujourd'hui adopter des pratiques similaires... Mais nous nous refusons à céder à la critique facile, stérile et outrancière. Pour autant, et afin de rétablir la vérité mise à mal par le manque d'honnêteté intellectuelle de certains, nous nous réservons la possibilité de nous exprimer si d'aventure les nouvelles institutions ne tenaient pas leurs promesses envers les collectivités ; la totalité des pouvoirs étant aujourd'hui concentrés entre les mains de la Gauche (Présidence de la République, Assemblée Nationale et Sénat, majorité des Départements et des Régions). Nous limiterons notre engagement d'élus locaux au seul champ municipal qui nous touche directement. En effet, depuis de nombreuses années, la Gauche critique violement l'Etat sur le manque de ressources, et de compensions financières dues aux transferts de compétences aux collectivités locales. Or, depuis quatre mois, cette revendication a disparu de la communication départementale... Cela n'empêche pas le Conseil Général de reporter sur les communes ses difficultés financières en nous obligeant à financer les abandons successifs de nombreux services publics de proximité. Alors que le nouveau gouvernement s'apprête à présenter sa politique générale, nous espérons qu'elle répondra à ces simples questions : - apportera-t-il les compensations financières réclamées de longue date ? - mettra-t-il en oeuvre les mesures de justice sociale promises aux personnes les plus fragiles ? Nous n'attendrons pas de le savoir pour agir et poursuivre nos actions engagées depuis 2008 en faveur des Saint-Michellois.
CONCERTATION NIVEAU ZERO Il y a un an, le maire engageait une procédure de révision simplifiée du Plan local d'Urbanisme (PLU) sur une parcelle de 7 000 m² à l'angle des rues d'Enfer et de l'Église. Le Conseil municipal du 4 octobre 2010 a en effet voté une convention d'intervention foncière avec l'Etablissement Public Foncier d'Île de France (EPFIF) sur cet îlot, celui du rû de Fleury et sur la zone d'activité à l'angle des rues des Gabriels et des Processions. Ce partenariat semblait pertinent pour éviter la spéculation foncière sur ces secteurs très prisés près de la gare et pouvait permettre d'intégrer de manière équilibrée de petites opérations d'habitat collectif et social, adaptées au tissu urbain spécifique de ce quartier. Mais les élus de droite se situent systématiquement dans une logique d'urbanisation très forte, en se souciant peu de consulter les riverains et en occultant tout aussi systématiquement les impacts de leurs projets sur l'environnement et la circulation. Avançant à marche forcée, la municipalité devait modifier en urgence le PLU sur cet îlot afin de lever la réserve en espace boisé classé et ouvrir des droits à construire plus importants. Lors des réunions publiques du 8 mars et du 15 avril, le maire est resté dans le flou sur le projet immobilier qui sera effectivement réalisé, une fois le PLU révisé. L'enquête publique organisée en catimini entre les ponts du mois de mai a vu un nombre important de riverains venir s'informer et contester le projet qui comprendrait jusqu'à 50 à 60 logements, alors que les conditions de circulation et de stationnement sont limitées et les sols en argile, bien fragiles pour les constructions riveraines. Une pétition a recueilli plus de 300 signatures. Le Conseil de quartier unanime a confirmé le 21 juin son hostilité à cette révision du PLU. Lors de la commission d'urbanisme du 27 juin, deux élus de la majorité ont joint leur critique aux nôtres sur une laborieuse délibération visant à faire croire que toutes les remarques émises lors de la consultation bâclée allaient être prises en compte. Devant un nouvel argumentaire pertinent développé par les riverains lors du conseil municipal du 2 juillet, le maire a finalement reporté le vote au 1er octobre en promettant un réexamen du dossier au sein d'un groupe de "concertation", dont sont exclus les élus de l'opposition. Rappellons que lors de la révision du PLU en 2008 par l'équipe municipale de gauche, les élus de droite ont été associés dès le départ au processus de concertation. Le mot "démocratie" n'a manifestement pas le même sens pour tous ... Nous restons mobilisés pour empêcher cette révision inappropriée du PLU et pour veiller à une bonne information des habitants sur tous les autres projets en cours. Ainsi notons avec satisfaction le début des travaux du petit projet de construction de logements sociaux que nous avions initié en 2007 à l'angle de la rue de Montlhéry et de la rue des Fusillés de la résistance.
Jean-Louis Berland, Marie-Aleth Grard, Christian Soubra, Bogoul M’Baye, Jean-Pierre Lhospital. Permanence à l’Hôtel de Ville, tous les samedis de 10h30 à 12h. Contact :
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