Jeunesse     

Le Conseil Départemental vient de voter une nouvelle politique pour la jeunesse essonnienne. 

Baptisée "Tremplin Citoyen" elle a été co-construite avec les jeunes. Sophie Rigault, Vice–présidente du Département en charge de la Jeunesse, a accepté de répondre à trois questions pour nous présenter ce dispositif.

SMMV : Bonjour. Le Conseil départemental vient d’adopter le « Tremplin Citoyen ». Pouvez-vous nous dire en quoi cela consiste ?

Sophie Rigault : Bonjour. Le Tremplin Jeunesse s'inscrit en parallèle du plan Citoyenneté et s'appuie sur 3 fondements : replacer le jeune au centre de la politique jeunesse et valoriser son engagement, faire des acteurs et professionnels de la jeunesse de véritables points d'appui, et permettre aux jeunes de développer des actions citoyennes concrètes tout en favorisant leur accès à l'autonomie. Le principe est bien d'avoir une politique globale et pas seulement une aide financière.
Je suis trés attachée au principe du "gagnant-gagnant".

SMMV : Replacer le jeune au centre de la politique Jeunesse, concrètement, comment cela se traduit-il?

Sophie Rigault : C’est simple, c’est d’abord lui demander son avis. C’est pour cela que j’ai lancé une grande consultation à travers l’Essonne, en me rendant dans 8 villes du département pour des réunions publiques avec les jeunes. Et bien sûr, puisque nous vivons dans le monde du 2.0, un questionnaire a été mis en ligne sur le site du Conseil départemental. Au total, ce sont 680 jeunes qui ont participé.
Je voulais leur demander deux choses : d’abord, pour quels types de projets ont-ils besoin d’aide financière ? Et ensuite, quelles compétences proposer aux essonniens en contrepartie? 
C’est ainsi que quatre axes prioritaires sont ressortis : la mobilité, les études, le logement et la santé. Le dispositif permet donc entre autre de financer à hauteur de 400 € : le permis de conduire, les frais d’inscription à la scolarité, la caution ou le premier loyer d’un logement, le financement du mobilier de première nécessité, l’inscription à une mutuelle ou encore le BAFA.
En échange, chaque jeune devra donner 40h (ou 35h s’il est titulaire du PSC1*) de son temps à une association ou une institution publique essonienne. Le principe d’une contrepartie leur a paru parfaitement naturel, ce qui m’a vraiment encouragée à poursuivre dans cette voie. Ils y ont vu aussi une possibilité pour eux de valoriser leurs talents.

COMMENT S'ENGAGER?

   L’obtention de cette aide sera conditionnée à l’implication des jeunes auprès d’associations ou d’institutions publiques          essonniennes à hauteur de 40h ou de 35h si le jeune a obtenu son attestation du PSC1*.
 Vous êtes intéressé ? Adressez-vous dès maintenant aux associations ou collectivités essonniennes de votre choix pour leur  proposer vos talents et leur faire part de vos disponibilités.
 À compter de janvier 2017, vous pourrez également vous connecter sur la "plateforme d'engagement citoyen".


LES PETITS PLUS :
- Le Conseil départemental désignera des ambassadeurs Jeunes qui seront chargés d'évaluer le disposiitf pour permettre de la réajuster si nécessaire.
- Une "plateforme du bénévolat" permettra de mettre en relation les associations et organismes avec les jeunes qui souhaitent s'investir en contrepartie d'une aide financière.

SMMV : Vous parlez d’engagement. Quel type d’engagement souhaitez-vous soutenir ?

Sophie Rigault : Ce qui me tient à coeur, c’est de sortir de cette vision purement consumériste pour permettre au jeune de développer son esprit citoyen.
C’est pour cela que chaque jeune sera accompagné dans un véritable parcours. Donner 400 euros, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant.

L’objectif c’est de mettre chaque jeune sur la route de son autonomie, en lui permettant de mettre à profit ses compétences pour son parcours personnel. Ce bénévolat sera une ligne de plus dans leur CV, parfois même, la première.
La proximité avec le jeune permet de garantir le succès de ce dispositif dans lequel le département devient animateur du territoire via des appels à projets en direction des collectivités et des associations. Les partenaires et les services du conseil départemental deviennent de véritables animateurs du territoire, permettant aux jeunes de se révéler comme force vive de notre société. Leur expertise et leur connaissance de la jeunesse sont gages de réalisme et de qualité.

LA POLITIQUE JEUNESSE A SAINT-MICHEL, C'EST AUSSI :

- Une aide financière pour passer le permis de conduire en contrepartie de 70h de travail au sein d’un service municipal.
- Une soirée des diplômés.
- Des activités, sorties et ateliers pendant les vacances scolaires avec le Club Ados.
- Le Festi’Jeunes au mois d’octobre : une journée dédiée aux jeunes et à leur famille.
- Le Festival des musiques urbaines qui accueille cette année Mokobé le 16 décembre au Centre Culturel Baschet.
- Le Festival de danse urbaine à l’Espace Marcel Carné le 13 mai 2017.
- Des ateliers de prévention : réseaux sociaux, alcool au volant, égalité, discrimination, laïcité…
- Une aide financière et technique pour passer le BAFA via des stages au sein des services de la ville.
- Des permanences dans les collèges et le lycée.
- La formation des engagés destinée aux délégués de classe.


*PSC1 : Prévention Sécurité Citoyenne 1er niveau.

APPEL A CANDIDATURES

La Ville relance la "Bourse au permis de conduire" et la "Bourse au Bafa" pour l’année 2017.
Afin de présenter ces deux dispositifs aux jeunes intéressés et à leurs parents, deux réunions sont organisées à l’Espace Jeunes Descartes :
- Vendredi 6 janvier à 20h pour le permis de conduire
- Mardi 10 janvier à 20h pour le BAFA 

 

Ville de Saint-Michel-sur-Orge

Mairie - 16 rue de l'Eglise
91240 Saint-Michel-sur-Orge
Tél. 01 69 80 29 29